Loges et T900

Quelques jours avant la première, les danseurs quittent le studio de création pour rejoindre la grande salle de spectacle du Quai. On l’appelle le T900 car elle accueille plus de 900 spectateurs. Dans les loges, les costumes sont suspendus dans la buanderie pour les derniers essayages. Les danseurs s’installent dans leurs loges : ils peuvent s’y changer, se maquiller, se reposer, discuter… Dans l’espace du foyer, est déposé le « catering » (repas, casse-croûtes, boissons) à disposition pour les danseurs et des écrans de retour retransmettent ce qui se passe sur le plateau : ils permettent aux danseurs de repérer le moment où ils doivent entrer sur scène. Les loges sont des lieux conviviaux de détente, de rencontre, d’échanges d’information entre tous ceux qui participent au spectacle.

Sur le plateau du T900, tout nécessite d’être recalé : volumes, placement dans l’espace, lumières, régie… les danseurs reprennent les répétitions dans les conditions les plus proches de celle du spectacle. Au parterre, le jour de la générale, circulent les régisseurs, techniciens, la conseillère artistique et le chorégraphe qui apportent les dernières retouches au spectacle présenté devant une poignée de spectateurs en attendant la première le lendemain.

 

Media et communication

 

Affiches, conférence de presse, réseaux sociaux… la communication autour de La Boîte à joujoux s’organise à quelques semaines de la première. Une conférence de presse à destination des journalistes s’est tenue vendredi 7 novembre 2014 en présence du chorégraphe, de la conseillère artistique, des danseurs et de l’équipe de communication du CNDC à l’issue d’un filage de Deli Commedia et d’un extrait de La Boîte à joujoux. L’occasion pour les journalistes de découvrir le travail et de s’en faire l’écho auprès de leurs lecteurs et du public en général. Dans la ville, des affiches sont placardées sur les colonnes Morris ou sur les devantures de magasin : elles reprennent les éléments centraux de la pièce, volumes colorés du décor, postures de danse, costumes. A la télé, des extraits de répétition sont montrés ou encore à la radio pour une émission spéciale.

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Le Journal d’Angers télé en parle

Le teaser de La Boîte à joujoux

 

 

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Images de répétition

 

A moins de deux semaines de la première, la pièce est déjà bien avancée. Les scènes s’enchaînent, les danseurs affinent leur personnage, les filages se font de plus en plus longs. Retour en images sur les répétitions qui ont amené au spectacle que vous verrez bientôt sur scène…

 

Intentions du chorégraphe

C’est après avoir écouté Children’s corner que Robert Swinston découvre une autre œuvre de Claude Debussy, La Boîte à joujoux, composée à partir de l’argument écrit et illustré par André Hellé. Robert Swinston est séduit par l’univers graphique du livret (1913) mais aussi par les illustrations plus tardives qu’Hellé a travaillées dans un style nouveau pour l’album Histoire d’une boîte à joujoux (1926). Cette œuvre nourrit sa vision idéalisée et nostalgique de l’enfance comme celle d’un « âge heureux » et le replonge dans sa propre enfance. La création 2014 de La Boîte à joujoux s’inspire librement des dessins d’Hellé ainsi que de la gestuelle des danseurs des Ballets suédois qui l’ont montée au début des années 1920. En décalage cependant avec l’esthétique originale, Robert Swinston entend jouer dans cette nouvelle pièce entre narration et abstraction. Les décors tirent vers l’abstraction tout comme les costumes et les accessoires qui tendent plus à symboliser qu’à figurer des caractères et des situations. La construction musicale demeure le support dramaturgique de la chorégraphie.

Filage avec les chapeaux et la jupe, 29 octobre 2014

Toute l’équipe de création est présente pour assister au filage. Michelle Amet, Sophie Deck et Françoise Roucou apportent les costumes déjà réalisés, notamment la jupe pour le personnage de la poupée. Tout le monde s’installe dans les gradins du studio de création pour assister au filage (environ 30 minutes) en musique. Chacun à son endroit note des éléments (techniques, costumes, mouvement…). On s’aperçoit qu’il faudra reprendre certains costumes, répéter certaines scènes, préciser des déplacements… Les filages sont des répétitions de la pièce en son état d’aboutissement, sans interruption et au plus proche des conditions réelles de la représentation.

Répétitions, 28 octobre 2014

Suite des répétitions… Robert et les danseurs travaillent le duo amoureux entre le soldat et la poupée et le chœur dramatique en second plan. Les volumes du décor sont positionnés à la fois sur les faces grises (tableau de la bataille) et bleu et verte (tableau de la bergerie). Ils travaillent aussi sur la bataille entre les soldats et les polichinelles. Pendant le filage, la conseillère artistique et le chorégraphes notent des points à modifier ou à améliorer (gestes, déplacement…) qu’ils partagent ensuite aux danseurs.